Randonnée raquettes Corse - Station d’Ese

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La Corse n’est pas forcément le terrain idéal pour les sports d’hiver : enneigement aléatoire, équipements désuètes ou hors service, l’ile est surtout connue et appréciée pour ses plages en été.
Même si son relief ne permet pas la pratique de la randonnée raquettes à neige aussi facilement que dans les Alpes, il existe quelques endroits où cette activité peut être pratiquée.

La station d’Ese, dans la région de Bastelica, bénéficie à 1600 m d’un assez bon enneigement en hiver.  Le site, que j’ai décrit précédemment dans un article sur les Pozzi de Bastelica, est le point de départ de quelques boucles intéressantes pour la randonnée raquette.

Pour exemple, l’ascension de Monte Grosso permet de rejoindre un point de vue assez spectaculaire sur les vallées environnantes sur un chemin sans difficulté technique.

En 2h15, on atteint Monte Grosso, compter un peu plus de 300 m de dénivelé et 8 kms aller-retour.

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Le départ se situe sur le parking de la station d’Ese, qu’il faut rejoindre assez tôt pour éviter les encombrements ! La station propose, pendant ses heures d’ouverture, du matériel en location, dont des paires de raquettes à neige…

On traverse les pistes de ski de la station en se dirigeant vers le nord-est et en suivant le chemin dont on distingue assez facilement la forme sous la couche de neige. Le but est d’atteindre Foce d’Astra, que l’on aperçoit au loin. Il suffit de suivre le lit enneigé du ruisseau sur sa rive gauche jusqu’au col.

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Arrivé à Foce d’Astra obliquer vers l’est et monter vers la crête. A ce moment il est préférable d’utiliser les cales de montée (bien pratique pour soulager les chevilles) si vos raquettes en sont équipées. Passer entre les bosquets de hêtres.

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La progression en raquette est plus longue qu’à pied sur terrain sec, il ne faut pas se laisser surprendre par les courtes journées d’hiver et la météo variable.

70 m plus haut on atteint un col (cote 1813 m) d’où on commence à observer un panorama à l’est sur la vallée du Haut-Taravo et la chaine de Punta Cappella où passe le GR20.

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Monte Grosso apparait au nord-est avec sa forme ronde caractéristique. Il faut longer la crête en évitant de trop s’approcher du bord à l’est.

On franchit un bosquet d’arbres puis on approche de la pointe de Callaggioli. Il est préférable de contourner la pointe par la gauche meme si le passage sur la pointe ne pose pas de grosse difficulté technique.

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La montée finale sur Monte Grosso est le dernier effort à produire sur ce parcours. L’endroit est nu de toute roche ou végétation. On a l’impression de monter sur le dos d’un énorme éléphant.

A mesure que l’on progresse, le paysage s’ouvre de plus en plus, avec notamment la Côte Orientale, la crête de Scaldasole à l’ouest, la vallée des Pozzi et le massif du Renoso.

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Le sommet est matérialisé par un tas de cailloux. A coté on trouve un mur de pierre qui peut servir d’abri en cas de vent pendant la pause apéro-déjeuner !

Il est alors temps de retourner sur ses pas. Le soleil ayant eu le temps de “chauffer” un peu la neige, la descente dans la poudreuse est un véritable plaisir !

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Flamant rose en Corse

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Sa situation géographique au coeur de la Méditerranée  font de la Corse un lieu de villégiature important pour de nombreuses espèces d’oiseux migrateurs.

Si le printemps est la saison idéale pour l’observation de ces vacanciers, il n’est pas rare de faire des rencontres impromptues en plein coeur de l’hiver.

Ici c’est une coche spectaculaire (et difficile à rater) qui m’a été offerte sur le site de la Gravona près d’Ajaccio, avec ce très beau flamant rose.

Oiseau plus habitué aux grandes étendues de l’étang de Biguglia en Haute-Corse près de Bastia, l’animal a fait sensation dans le journal local avant de partir vers d’autres cieux, à la recherche de congénères et de zones humides plus stabilisés, les champs de la Gravone n’étant inondés que temporérement et ne fixant donc que très peu de vie.

Pour en savoir plus sur l’intérêt ornithologique du site de l’embouchure de la Gravona, voici une vidéo de Gilles Bonacorsi sur PrimaveraTV

Le site du Groupe Ornithologique Corse

Photos a découvrir en section Nouveautés -> Janvier de Toc2photo.com

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Randonnée Corse - Monte Cervellu - Muna

La vallée du Cruzini se situe au nord d’Ajaccio, dans l’intérieur des terres du golfe de Sagone. A l’écart du flux touristique longeant la côte ouest de la Corse et mal desservie par le réseau routier, cette vallée a toujours conservé sa quiétude.

Les petits villages de Rosazia, Rezza, Pastricciola, surgissent çà et là du maquis, ne sortant de leur torpeur qu’en période estivale ou le week-end venu !

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Monte Cervellu domine la vallée du haut de ses 1624 m. Ce sommet offre un très beau belvédère sur la région et les vallées voisines, et notamment son voisin direct, Monte Tretorre, à la forme très caractéristique.

Le parcours est ombragé sur une grande partie. Il n’y a pas de balisage, juste un chemin plus ou moins précis, avec de nombreux carrefours qui peuvent tromper ! Attention à l’orientation !

960 m de dénivelé, 8 kms aller-retour, compter environ 3h pour atteindre le sommet.

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Le départ se situe à Rosazia. Depuis Ajaccio prendre la route de Bastia puis tourner à gauche vers Vero pour rejoindre le col de Tartavelle.

On entre alors dans la vallée du Cruzini, que la route sinueuse permet d’observer. 1km après le pont d’Azzana, prendre à gauche vers Salice et Rosazia. La route est étroite et peu fréquentée, attention aux chiens affalés dans les rues des villages et aux quelques vaches divaguant ! 300 m après le centre de Rosazia, s’arrêter dans le virage à gauche.

Une fois garé, prendre le sentier qui part à gauche. Après 100 m, franchir un pont et laisser le sentier à gauche pour prendre le chemin opposé qui s’ouvre alors.

On traverse une forêt mêlant le maquis et les pins maritimes qui procure une protection bienvenue l’été venu. Il ne faut pas relâcher sa vigilance, car l’endroit est parcouru par plusieurs chemins pouvant induire en erreur. La carte est d’une aide précieuse sur ce parcours, et l’envahissement de la végétation n’aide pas.

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Le chemin serpente sur la face sud de l’arête de Monte Cervellu, et fini par sortir de la forêt pour laisser entrevoir le col de Capizzolu, qui se rapproche.

Arrivé au col on franchi un beau mur de pierre, qui nous fait passer sur le territoire de la commune voisine.

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Le mur de pierre est construit sur la longueur de la crête. Il donne la direction de Monte Cervellu dont la silhouette se détache au loin. Il faut longer ce mur sur sa gauche.

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Arrivé au bout du mur, le sentier reste en lisière de forêt et évite par la gauche un mamelon orné d’une croix. En se retournant on peut observer la côte du golfe de Sagone et le village de Rosazia en contrebas.
Le panorama est déjà très beau, pourvu que la visibilité soit au rendez-vous.

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On arrive alors aux bergeries où l’on trouve également une source. L’endroit est idéal pour une halte avant la montée finale au sommet.

Le chemin se poursuit plus ou moins précisément sur un éboulis instable, qu’il faut parcourir avec prudence pour éviter les glissades, même si la pente n’est pas très raide. Il faut parcourir quelques dizaines de mètres supplémentaires au sommet pour arriver à la vue finale.

Depuis le sommet dégarni de Monte Cervellu, qui se trouve à la limite du Parc Naturel Regional de la Corse, on peut observer la vallée voisine des Deux-Sorru, avec Guagno, Soccia et Poggiolo, avec la chaîne du Cinto, du Rontondo et de Monte D’Oro en toile de fond.

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L’élément le plus caractéristique du paysage et le plus intéressant est le Mont Tretorre, dont la forme au granit poli émerge des pins maritimes à l’est de Monte Cervellu.

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munaDe retour au véhicule, je conseille vivement une escapade au village de Muna, situé 5 kms après Rosazia, au nord.
La petite route qui descend vers le village donne une perspective sur le site. Installé à flanc d’une paroi rocheuse qui le domine de 600 m, le hameau semble figé dans le temps.

On constate assez rapidement que les lieux sont abandonnés. Même si la majorité de la vingtaine de bâtiments qui constituent le village sont encore debout, quelques toitures ont visiblement beaucoup souffert.

Après avoir garé le véhicule sur la route, on peut entrer dans le village à pied en suivant le petit chemin de pierre aménagé en lacets. On peut observer ici quelques très beaux exemples de l’architecture rustique corse, avec ses maisons massives en granit.

Les pourtours des portes et fenêtres gardent les traces de peinture vive. Le chemin de pierre serpente en montant dans le village. Quelques maisons sont visiblement restaurées et habitées, mais le silence n’est pas troublé.

Les pierres polies résonnent encore des cris d’enfant et des discussions des anciens. Tout le village semble avoir été construit pour favoriser la vie en communauté, les entrées des maisons étant encadrées de bancs de pierres invitant à s’asseoir.

On trouve ensuite un ancien moulin et quelques fours à pain. C’est en arrivant sur la petite place du village que l’on aperçoit la plaque commémorative installée sur le mur de l’église.

Comme beaucoup d’autres villages de Corse et de France, Muna paya le prix fort durant la Grande Guerre : 8 membres de la même famille disparurent en 14-18, laissant femmes et enfants et emportant avec eux savoir-faire agricole, mémoire familiale. Un véritable désastre pour un village aussi petit, qui ne s’en relèvera visiblement jamais, la désertification achevant le travail.

Une visite émouvante, pour qui sait lire et écouter les traces du passé…

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