Reportage photo - Amsterdam

Après Londres, Madrid, Venise, Lisbonne, Paris, c’est la capitale néerlandaise qui m’a servi de terrain de jeu en ce début de mars 2010. Dur challenge que de découvrir une ville et d’en capter l’esprit en seulement 2 ou 3 jours. Néanmoins la démarche permet de développer son attention et son sens de l’observation et de finalement en garder de très bons souvenirs ! Une sorte de petite “chasse au trésors” très ludique !

Servi par une météo assez surprenante pour le lieu et la saison, j’ai pu me concentrer sur le travail de composition et de gestion de la lumière, aidé par l’excellent boitier EOS 50D dont c’était la première sortie en voyage ! Couplé au 17-50 mm de Tamron, l’appareil s’est montré simple d’utilisation et confortable. Finalement peu de travail de retouche ou de “redressement-recadrage”, qui était le lot habituel avec le matériel précédent !

Voici quelques photos réalisées…

Le reste des photos est consultable sur Toc2photo.com -> Nouveautés -> Mars ou Autour du Monde -> Amsterdam (cliquer le petit diaporama à droite).

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Cette première photo présente une vue relativement classique d’Amsterdam, avec ses canaux, ses péniches et habitations flottantes. J’ai apprécié dans cette situation l’éclairage relativement idéal de début d’après-midi hivernal. Le positionnement des péniches donnait beaucoup de profondeur à la composition et la ligne de batiments situait bien l’endroit. Le point fort est assuré par le dôme de l’eglise en arrière-plan, le ciel équilibré avec cette formation nuageuse sur la partie droite. La surface de l’eau légèrement irrisée trouble les reflets de manière idéale. Photo prise depuis l’un des nombreux ponts enjambant les canaux Amstelodamois. On est ici plus dans la plus classique photographie de paysage, mais qui exprime bien la véritable quiétude des lieux…

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Une photo que j’affectionne particulièrement puisqu’elle illustre bien l’art de vivre Amstelodamois, caractérisé par le “Gezelligheid”, que l’on traduit par le terme “confortable”, “douillet”, “convivial”. Dans une capitale de 700000 habitants, sans bruit, sans pollution, où le moyen de transport principal est le vélo et où les petits bars et cafés fleurissent dans de nombreux coins de rue, difficile de se sentir stressé ! La lumière de midi baigne la vitrine de ce petit restaurant où se sont attablées quelques personnes pour se réchauffer tranquillement avec un café. A l’origine c’est le petit vieux au chapeau et les fleurs que je trouvais idéal pour ma composition. J’ai préféré inclure l’intérieur du restaurant avec son inscription sur la vitrine pour situer le spectateur bien au chaud. Il me manquait juste un élément dynamique pour meubler la composition et mieux situer l’action. Il n’a pas fallu attendre longtemps, puisque les vélos circulent beaucoup dans le quartier de Jordaan !

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Un “coup de chance” si on peut dire, avec cette image, puisque je cherchais dans Amsterdam un endroit riche en couleurs, propre à satisfaire tout photographe et capteur qui se respecte ! Je connaissais (par mon guide) la présence de squats dans la ville avec des graffitis, mais je ne soupçonnais pas l’exubérance des couleurs que j’y trouverais. Phénomène également typique de l’esprit tolérant et épris de liberté de la capitale hollandaise, le squat illustre la lutte pour le droit au logement et contre la spéculation immobilière. Là encore, tout est propre et bien ordonné, malgré le gentil bordel apparent ! Seul regret sur cette image, l’absence de vie manifeste, qui aurait pu être comblé avec un simple passant. C’est le défaut principal de ma série d’images réalisées sur Amsterdam, mais il vaut parfois mieux n’y avoir personne qu’une horde de touristes !

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Amsterdam prend, dans de nombreux coins de rue, des allures de Venise du Nord. Avec ses canaux et ses habitations donnant parfois directement dans l’eau, on retrouve l’ambiance et la quiétude de la Sérénissime. Ici c’est la symétrie idéale avec le reflet de l’eau qui attire l’oeil, pas d’embarcation ni de véhicule obstruant la vue. La forme assez tordue des bâtiments construits sur pilotis et le contraste de leur coloris et de leur forme se prête très bien au jeu. Il manquait juste un peu plus de lumière sur ces facades exposées ouest et moins de vent sur la surface de l’eau pour rendre la photo plus frappante. Néanmoins l’effet n’est pas mal au regard du temps imparti et de la circulation des vedettes de croisière stationnant ici, au Damrak, pour décharger ses flots de touristes. Je conseille la très apaisante croisière le long des canaux, un très beau moyen pour découvrir la ville…

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Une dernière photo pour illustrer Amsterdam avant d’aller regarder le reste, avec cette scène de rue où j’ai quand même pensé à inclure des personnages ! Ici c’est le jeu avec le soleil de face qui a retenu mon attention, avec l’effet monochrome et chaud que provoque la lumière. J’avais en tête de jouer avec les ombres sur le sol allongées par le soleil tombant, qu’il a fallu cacher avec les moyens du bord - ici un poteau d’éclairage public. Le lieu n’est pas forcément le plus beau de la ville, mais il faut être très rapide dans ces instants, la lumière tombant très vite (un peu comme avec l’”heure bleue”). Alors on fait avec l’endroit où on se trouve, l’idéal étant finalement de repérer longtemps à l’avance le lieu (orientation de la rue par rapport au soleil couchant, fréquentation, composition) et de revenir à la bonne heure, à l’affut…inconcevable sur un voyage de 3 jours ! Ce sont mes premiers véritables essais avec le soleil de face. Ici j’ai bien fermé mon diaphragmme à f/8 pour réduire tant que possible le halo de lumière parasite sans perdre trop de vitesse et figer le vélo arrivant de face…

Si vous souhaitez héberger une exposition ou êtes intéressé par certains clichés, faites le moi savoir !

 

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Randonnée Corse - Lac de Bracca

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Le lac de Bracca est avec le lac de Bastani le plus élevé des lacs du massif du Renoso. Sa situation montagnarde en fait aussi l’un des plus difficiles d’accès. L’endroit est en effet assez éloigné des différents points de départs disponibles.

Que ce soit depuis le col de Scalella, le col de Verde, la station de Ghisoni ou Ese, Bocognano ou Bastelica, la distance, le dénivelé et surtout la qualité des chemins en font un véritable petit défi !

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La variante proposée ici part du plateau d’Ese. Personnellement j’ai réalisé ce parcours en deux temps en passant la nuit aux Pozzi de Bastelica avant de poursuivre vers le lac.

En tout 17 kms aller-retour et 1120 m de dénivelé. Compter 7h30 pour le parcours.

Il faut donc prévoir un départ assez tôt et des journées longues si l’on souhaite le réaliser en une fois.
Pour ma part le réveil permet d’admirer l’aube sur les Pozzi. Il ne reste alors que 600 m de dénivelé à parcourir avec toute la journée à disposition !

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On ne reviendra sur le parcours vers les Pozzi de Bastelica, parce que ca me gonfle et que j’en ai dèjà parlé ici…
Le but est de rejoindre le col au nord-ouest qui ferme la vallée des Pozzi, Bocca della Calle.

Pour cela il suffit de passer par la partie supérieure des Pozzi, dite “Ecuries de Sampiero” où se trouvent toute une série de pozzines de dimensions plus petites et souvent plus asséchéess que celles à l’étage inférieur. Elles sont installées dans une sorte de cuvette rocheuse entourée d’un cirque rocheux, avec au fond une petite cascade. Il faut contourner par la gauche le mur rocheux infranchissable avec le maquis d’aulnes touffus.

Le col est dégarni sous l’action du vent et de la pression pastorale passée. On débouche sur un paysage assez montagnard constitué d’un cirque de granit parsemé de maquis et d’éboulis. Le cirque est encadré de Punta Capanella (au pied duquel se trouve notre fameux lac de Bracca) et par le massif du Renoso.

Dans le trou du cirque, se trouve 200 m plus bas le lac de Vitalacca. Celui-ci n’est pas visible depuis le col. On ne rejoindra pas ce lac, le dénivelé étant déjà conséquent, il est inutile de s’en rajouter si le but principal est Bracca (sinon c’est +200m et 1.5 kms en plus).

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Il faut essayer d’évoluer à peu près en ligne de niveau et contourner le cirque par la droite pour atteindre Bocca della Cagnone, en face. De fait, il faut éviter de se faire embarquer par la plupart des cairns approximatifs présents qui ne vous emmenerons qu’au fond du cirque.

Arrivé au col, poursuivre sur la droite en suivant le chemin approximatif montant progressivement en devers autour du cirque. Autant le dire, le chemin est merdique car peu fréquenté. Eboulis, maquis d’aulnes infranchissable, chaos granitique s’enchainent en petites montées et descentes assassines pour les genoux ! J’y ai meme trouvé de la neige en plein mois de juillet…

Le paysage est néanmoins très sauvage et gratifiant : on surplombe la langue du lac de Vitalacca et une partie de la vallée de Bastelica. On distingue le verrou où se trouve le lac de Bracca, à vue de nez il semble proche mais il faut contourner tout le cirque pour y arriver !

C’est avec plaisir que l’on atteint Bocca della Cagnone. De ce col on peut observer toute la chaine de Monte d’Oro et la vallée de la Gravone, et même Paglia Orba et Monte Cinto si la visibilité le permet !

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Passé le col, la galère n’est pas fini dans les derniers mètres pour atteindre le Lac de Bracca ! Une pente assez raide monte sur un terrain glissant, puis le chemin se perd dans les rochers et les aulnes.

bracca5Il faut alors progresser vers le lac que l’on commence à apercevoir au loin, parce que l’on a été contraint de monter un peu plus haut.

On arrive enfin au Lac de Bracca, enchassé à 2100 m dans son cirque de granit rougeatre. Des plaques de neige couvre la partie exposée nord de la roche.

Les eaux du lac sont limpides et permettent d’apprecier la profondeur.

La vue à l’est est dégagé sur le Renoso, et permet de bien distinguer le profil à pente douce du plateau du Renoso.

Le lac est de taille relativement modeste mais n’en est pas moins beau et sauvage.

Le retour s’effectue par le meme chemin. Je n’aurais croisé absolument personne dans le coin (en plein mois de juillet) !

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Randonnée raquettes Corse - Vizzavona

Le col de Vizzavona est le lieu de départ de quelques boucles de randonnées faciles. Quand la neige en couvre les environs, il faut en profiter rapidement avant la fonte, le col n’étant qu’à 1163 m.

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Cette ballade en raquettes permet de rejoindre le rocher de la Madonuccia qui domine le col à 1540 m d’altitude.

Elle n’est pas très longue, mais le temps changeant rapidement dans le coin, il est préférable de ne pas s’attarder.

400 m de dénivelé, 4 kms aller-retour, 2h pour monter.

Le départ se situe sur le parking du col de Vizzavona. Il faut suivre le chemin qui s’ouvre dans la grande hétraie à droite du petit champ d’où dévalent les luges. La piste monte vers le relais TV installé là. On passe devant le relais et on franchi la petite barrière où on trouve un panneau. Prendre à gauche “Pozzi” et suivre le chemin qui monte à travers la forêt.

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Le chemin à travers la forêt est parfois difficile à discerner dans la neige. Il faut essayer de déchiffrer le paysage en examinant le méplat du chemin et l’espace qu’il dégage travers les hêtres.

On croise à un moment une ligne électrique qui est un bon point de repère si on a perdu le sentier de vue. Dans ce cas monter perpendiculairement à la ligne en montant, on abouti alors bientôt à la clairière où l’orientation est plus facile (c’est du vécu).

On abouti aux bergeries des Pozzi, si on ne s’est pas perdu en chemin ! Le lieu couvert de neige est bucolique…

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Les bergeries sont installées dans une clairière en cuvette. Il faut poursuivre au nord-est vers la crête dénudée qui se profile plus haut. Ici la montée est un peu plus raide mais les cales des raquettes et la montée “en canard” peuvent aider.

En atteignant la crête la glace peut recouvrir les lieux battus par le vent.

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Le point de vue s’ouvre progressivement avec l’altitude : à l’ouest Monte d’Oro et Punte Migliarello se dressent fièrement dans leur manteau blanc. Au sud la vallée de la Gravona se déroule jusqu’au golfe d’Ajaccio. Puis arrivé sur la crête, c’est le Cortenais que l’on découvre au nord. A l’est le massif du Renoso est caché par Punta d’Oriente. On aperçoit au loin le but de la ballade, le rocher caractéristique de la Madonuccia.

En temps normal on rejoint le rocher en poursuivant à travers les aulnes en ligne de niveau. Avec la neige et la glace, mieux vaut continuer en longeant la crête en remontant un peu au-dessus de la Madonuccia.

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On atteint la Madonuccia après 2h dans la poudreuse.

La Madonuccia (petite Madone) est un rocher à l’apparence vaguement humaine (mais très enveloppée) évoquant la Vierge. Le lieu surplombe le col de Vizzavona dont on aperçoit le fort ruiné, installé sur la moraine glacière.

On peut rejoindre le fort de Vizzavona après cette ballade en 10 min. Le lieu est également magique quand la neige est de la partie…

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