Archive for October, 2009

Randonnée Corse – Monte Cinto

La Corse, montagne dans la mer, offre plusieurs dizaines de sommets à plus de 2000 m d’altitude. Le plus haut d’entre eux, Monte Cinto, est situé dans le nord de l’ile, entre les vallées d’Asco et du Niolu. Il culmine à 2706 m. La randonnée proposée ici présente le parcours pour l‘ascencion du Monte Cinto par sa face nord, depuis la vallée d’Asco.

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La randonnée représente 1450 m de dénivelé positif. La distance totale parcourue est de 10.7 kms aller-retour.

Quelques images de l’ascencion sur Toc2photo…

On dit communément que 2000 m dans l’Ile de Beauté valent 3000 m dans les Alpes.
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Je ne conseille pas cette randonnée aux personnes sujettes au vertige, au pied non assuré, rechignant à « mettre les mains », manquant de préparation physique…autant le dire, c’est n’est pas une promenade de santé, le plus haut sommet de Corse se mérite ! Le jour où je l’ai monté pour la première fois, 39 personnes sur 52 ont atteind le sommet (quand meme) : une douzaine avec une relative facilité (3h45 !), les autres au prix d’un effort qui forçera l’admiration ! Ah oui…deux paires de chaussures ont fini coupées en 2, usées par la rocaille.

On rejoind la vallée d’Asco depuis Ajaccio ou Bastia en passant par Ponte-Leccia. L’embranchement vers Asco se situe 2 kms après ce bourg, charnière entre la Balagne, la région de Bastia et le Cortenais. La vallée d’Asco, c’est un peu le bout du monde de la Corse. Après quelques kilomètres dans une charmante campagne encadrée, on rejoind les très jolies gorges de l’Asco à la pierre fonçée. Sur les flancs des montagnes on découvre de très beaux pins Lariccio, les racines plantées dans les pentes raides et arides. On passe ensuite le village d’Asco avant d’atteindre la station de ski d’Asco à 1420 m par une route sinueuse montant dans la forêt de pins. Cette station est une halte du GR20 et propose de multiples gites et dortoirs ainsi que le couvert si nécessaire. Ici aussi, l’activité ski a cessé depuis des années.

Le départ se situe sur le parking devant le gite, signalé par des pancartes. Nous avons choisi un départ matinal, à la lueur des frontales.

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Le début de l’excursion tient plus de la ballade qu’autre chose et fausse les impressions des marcheurs qui, grisés par la fraîcheur du matin, courent presque à travers un paysage magique de pins Lariccio centenaires. L’occasion d’approcher de prêt ces vénérables ancètres (au retour !). On franchit un ruisseau avant de sortir de la forêt.

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Au loin, vers le sud, se profile un cirque impressionnant de pics hostiles. L’avancée sur ce chemin plat donne l’impression de se rapprocher d’un mur ! 1,5 Kms en faux plat sont rapidement avalés, avant d’arriver sur la passerelle qui franchit un dernier ruisseau. C’est à partir de cette passerelle que l‘on s’aperçoit qu’il va falloir payer ce moment de répis…

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L’ascencion débute sur des dalles rocheuses dont le principal danger est la présence de zones mouillées et très glissantes, à éviter absolument !

On aborde ensuite la première difficulté technique du parcours : une sorte de mini-cheminée, où il faut mettre les mains et bien assurer les appuis des pieds. Une première difficulté qui stoppera ici l’accès aux moins adroits. L’ascencion se poursuit sur le chemin évident qui continue sur le granit. Une deuxième passe un peu technique nécessite encore une fois l’usage des mains, mais avec moins de difficulté…

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La trajectoire s’infléchit franchement vers l’est et laisse entrevoir la vallée roccailleuse que nous allons devoir parcourir. Tout autour le paysage devient de plus en plus minéral malgré la présence de quelques aulnes. Devant nous un rocher singulier se détache du paysage : la Tour Penchée à 2116 m, que Pise nous a copié !

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Après, devinez : çà monte, encore et encore ! Le chemin devient plus roccailleux et la difficulté de la progression est accentuée par les cailloux qui roulent sous chaque pas. Les batons de marche sont alors d’un précieux secours, notamment sur de longs parcours comme celui-ci.

Monte Cinto apparait alors. Il est là, devant nous, avec ses flancs nord à l’ombre couvert de lichens vert fluo, presque à portée de main, avec sa crête massive se détachant sur le jour levant.

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Le rythme soutenue imposée par l’équipe de la Santamariaccia qui nous encadre ne faiblit pas. Néanmoins on atteind bientôt un petit plateau qui nous permet de reprendre quelques forces avant l’attaque finale du sommet. Devant nous se profile le dernier verrou qui nous sépare du Lac d’Argent, une pièce d’eau au pied du Cinto. L’entourage ici est minéral, le granit à la teinte rougeatre et le silence accentuent l’ambiance martienne du lieu. L’endroit est encore à l’ombre en ce début de matinée. Au sud les chaines de montagne se détachent, on commence à dominer un paysage impressionnant.

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Il faut repartir vers le sud sur le chemin qui s’accentue et devient plus glissant sous les pieds. Néanmoins, pas de danger particulier sur cette portion.

On distingue bine sur la droite du sommet le chemin qui va rejoindre le Cols des Eboulis, entre Monte Cinto et la Pointe des éboulis. Comme le nom l’indique, ce sont les éboulis qui vont rythmer la montée ! On longe un mur de granit couvert de lichen fluo, l’occasion d’examiner cette forme étrange de vie collée à la paroi. Cela s’accentue encore plus mais le col est là, on le voit !

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L’arrivée au col n’a pas produit l’effet magique de délivrance que l’on ressend habituellement . Ce jour-là, les nuages couvrent le reste du sud de l’ile et ne permettent pas de profiter pleinement  du panorama. Quelques trouées permettent d’apercevoir au loin la retenue d’eau de Calaccucia tout au plus. Néanmoins, l’ambiance est très montagnarde avec la roche nue, les nuages léchant la paroi et le vent qui se fait sentir. à l’ouest se profile l’imposante et magnifique Paglia Orba, mais pas sous son meilleur profil ! La reine des montagnes corses fait partie de la chaine du Cinto.

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Grisé par l’arrivée au col et le sommet tout proche, on pense qu’il ne reste plus grand chose à parcourir. Je ne sais pas encore que je vais souffrir ! En effet, la dernière partie du chemin vers Monte Cinto est une succession de montées et descentes usantes dans la roche et à plus de 2500 m d’altitude. On progresse sur le versant sud de la montagne pour se diriger progressivement vers le sommet. On rencontre une très grande variété de roche volcanique, allant du rose tacheté de noir au violet en passant par le vert pale.

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Une montée finale d’une centaine de metres permet de rejoindre enfin le sommet avec son petit plateau orné d’un énorme cairn. Une croix en bois décore le sommet. L’ascension avait pour but principal d’amener au sommet de l’ile la reproduction d’une toile du maître japonais Morio Matsui, avec l’association Marie-Do de lutte contre le cancer. Un beau geste collectif et une perfomance pour la douzaine de courageux ayant gravi le sommet en 3h45. Trois autres vagues de marcheurs suivront, et on lira à chaque fois sur les visages la même satisfaction du dépassement de soi, masquant avec peine la fatigue pesant sur les mollets à 2706 m d’altitude ! C’est une grande fierté pour tous ceux qui gravissent Monte Cinto pour la première fois. Le panorama est époustouflant malgré la météo un peu capricieuse ce jour-là. on Distingue Calvi et son aéroport au loin, et la station d’Asco, dont nous venons, toute petite !

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La descente par le meme chemin permet d’apercevoir des détails non perçus à l’aller : un morceau du lac du Cinto, la pièce d’eau du Lac d’Argent. La principale difficulté dans la descente est liée aux nombreux éboulis qui rendent la progression glissante et éprouvante pour les genoux et les chevilles, alors que la fatigue se fait sentir. Elle ne manquent pas d’attrait si on reste concentré. Suivant l’adage “il n’y a pas pas de bons montagnards…il n’y a que de vieux montagnards”, je suis les pas des anciens  (+ de 70 ans pour certains !) pendant la descente, copiant les prises, les endroits ou poser les pieds, le rythme, l’equilibre du corps sur la pierre.

Une halte gourmande au Lac d’Argent permet de découvrir cette merveille de petit lac. Le Cinto se reflète sur sa surface calme et translucide. Il doit faire à peu près une vingtaine de metres de diamètre, dans son écrin de pierre. Mais la température de l’eau est devenue bien fraiche pour permettre la baignade ! Le lac est une halte idéale pour les personnes n’ayant pas la préparation physique pour le reste de l’ascension.

Le reste de la descente permet de se confronter aux difficultés techniques rencontrées à l’aller. On fait usage des mains, (ou des fesses !) pour descendre en toute sécurité. La difficulté principale tient au maintien de la vigilance et de la concentration en étât de fatigue. La chaleur s’accentue progressivement. Le retour dans la forêt de pins Lariccio est magnifique, ceux-ci étant, cette fois-ci, bien éclairés par la lumière du jour. Leur tronc gris massif soutient un énorme parasol végétal d’un vert émeraude saisissant. L’auberge nous accueille enfin, il est temps d’aller se réchauffer !

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Télécharger le parcours pour IGN Rando

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Randonnée Corse – Pozzi de Bastelica

La randonnée des Pozzi de Bastelica, au coeur du massif du Rinoso, permet en une petite journée de découvrir la montagne corse sur un chemin relativement facile d’accès : le matin à la montagne, le soir à la mer…voici le luxe que permet la Corse !

Les images des Pozzi sur Toc2photo.com…

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Cette randonnée, dans la version que je propose, est accessible aux enfants dynamiques et personnes pratiquant la marche, pourvu que le manteau neigeux ait disparu (été, début d’automne). Hors de ces périodes, il faudra franchir des zones où persiste la neige.

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Le dénivelé est de 620 m. Il faut 4h pour la boucle, compter 5h en prenant en compte les pauses, la ballade sur le site, le déjeuner…Typiquement je pars là-bas vers 8h30 pour arriver sur le site vers midi et rentrer sur Ajaccio vers 16h.

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La station d’Ese, à 1h15 d’Ajaccio, en est le point de départ. Il en existe d’autres, notamment par le col de Verde. On accède à la station par la N196 jusqu’à Cauro puis par la D27 jusqu’à Bastelica.

Entrer dans le village jusqu’à l’embranchement de église où il faudra prendre à droite (direction station de ski d’Ese), après avoir admiré la statue de Sampiero Corso.

La route monte ensuite à travers les chataigneraies. La végétation s’éclaircit ensuite progressivement avec l’altitude. C’est l’occasion de découvrir quelques beaux points de vue sur le village de Bastelica et sur le golfe d’Ajaccio au loin vers l’ouest.

Attention aux quelques groupes de chevres, cochons ou vaches que vous ne manquerez pas de croiser en cours de route. C’est tout le “pittoresque” des routes peu fréquentées de l’ile…en tout cas ca plait beaucoup aux touristes !

On arrive finalement à la station de ski d’Ese sur le plateau du même nom. Quelques remonte-pentes permettent en hiver de profiter des 3 ou 4 pistes bleues que proposent cette petite station familiale à 1600 m d’altitude.

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Garer le véhicule sur le grand parking en terre. Se diriger ensuite vers le panneau explicatif placé devant les hangars des déneigeuses (également lieu de vilégiature des vaches et cochons !). Le panneau montre les différentes excursions possibles dans la région de Bastelica et le massif du Renoso et un autre présente les actions menées pour la sauvegarde de la truite corse Macrostigma (http://www.lifemacrostigma.org/), que l’on pourra d’ailleurs observer par la suite…

Le “plateau” d’Ese offre un paysage sub-alpin formé d’herbages, de ruisseau, d’affleurements granitique. Suivre le chemin évident qui se prolonge au nord-ouest est derrière les remonte-pentes qui suit le ruisseau. On distingue au loin le col d’Astra, que l’on va rejoindre. On laisse à gauche une remontée mécanique. C’est par cette remontée (ou descente, plutot !) que nous finirons l’excursion au retour. Le chemin suivi effectue une boucle, qui est plus interessante grace à la diversté des paysages traversés. Il est possbile de la faire en sens inverse, mais il faudrait alors suivre la remontée mécanique sur 300 m de dénivelé, ce qui n’est pas la même chose mentalement et physiquement, surtout au début !

On parcourt quelques jolies pelouses où broutent et farfouillent de paisibles vaches et cochons. Avec un peu de chance vous y verrez aussi un ou deux chevaux avec peut-etre un poulain ! Le paysage ici, (et c’est ce que j’aime) peut varier beaucoup d’une saison sur l’autre : la montagne se couvre de genêts jaunes qui parsèment les environs en fin de printemps.

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Au début du printemps ce sont les crocus qui couvrent le gazon de ses pétales mauves. On profite aussi du parfum des herbes et de l’aulne qui apparait avec l’altitude. La pente est douce et le chemin facile. Après avoir franchi la rivière une ou deux fois, on arrive à sa source qui se perd au col d’Astra à 1762 m.
Le col marque l’entrée dans le Parc Naturel Regional de la Corse (trait vert sur la carte).

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Les hêtres dans le coin sont pliés, signe que le vent ne fait pas de ménagement ici. On rejoind ensuite le petit refuge au col. Ce refuge n’est pas fermé, et peut servir de lieu de pause. Respecter ce batiment qui n’est plus entretenu en refermant la porte et en emmenant vos ordures si vous le visitez.

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Poursuivre le chemin jusqu’au gros cairn qui donne sur le reste de la vallée qui s’ouvre devant nous, avec au loin de col de verde et la Plaine Orientale. Le sentier débute une descente dans un chemin un peu plus caillouteux. Observer sur la gauche en hauteur une petite grotte, idéale cachette. Attention de bien rester sur le chemin indiqué par des cairns. Il est facile ici de se tromper de direction. Il remonte ensuite pour atteindre un petit col d’où on peut déjà apercevoir au nord les bergeries des Pozzi, nichées dans leur vallée, que nous allons rejoindre.

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Le sentier redescend ensuite vers une forêt de hêtres aux formes torturées qui ne laisse pas indifférent. Là encore il faut rester vigilant dans l’orientation, le chemin etant parfois couvert de feuilles ou détruit par l’eau abondante dans le coin.

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Il faut traverser ensuite une petite clairière puis passer un cours d’eau avant de débuter la dernière montée vers les bergeries. C’est la partie la plus compliquée du chemin, avec quelques endroits glissants, détrempés par l’eau. On débouche finalement sur les jolies bergeries des Pozzi (1746 m) où vous pourrez peut-etre y croiser le berger, l’occasion d’y prendre le fromage pour le repas ! Les bergeries sont installées dans une petite prairie (où on trouve meme un golf à…1 trou !) cernée de gros affeurements granitiques.

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C’est ici que l’on rencontre les promeneurs venant du col de Verde, à l’est. Le chemin se poursuit vers le nord-ouest en pente douce, le long de la rivière. Il faut encore dix bonnes minutes pour voir apparaitre les premières Pozzi et entendre le doux clapotis de l’eau s’écoulant dans les petites prairies. On a alors la chance de fouler le manteau herbeux et plus ou moins meuble (ou boueux) à mesure que l’on s’approche de l’eau. Certains ne résisteront pas à l’envie de finir la randonnée pieds nus, et ils auront bien raison ! En suivant le chemin on découvre de plus en plus de ces troux d’eau, qui avec la prairie humide, constitue le paysage des pozzines caractéristique des étages sub-alpins de l’ile. Les pozzi constituent le dernier stade de comblement des cuvettes lacustres en montagne. Observer la profondeur des trous d’eau.  La tourbe y est plus ou moins épaisse et peut atteindre plusieurs mètres.

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On rejoint ensuite un amas granitique qui sert de promontoire (et de lieu de pique-nique !) pour observer le site principal qui s’ouvre enfin à nos yeux. C’est peu dire que je voue une véritable admiration pour ce lieu exceptionnel du Parc Naturel Regional de la Corse. Des dizaines de pozzi se mèlent dans la vaste prairie, encadrées par les pentes de la vallée, couvertes d’aulnes et de végétation rase, avec le massif du Renoso en fond. Un véritable labyrinthe où se faufile l’eau, de bassin en bassin, dans un bruit si agréable de cascade. Les nuages se reflètent dans l’eau et prolongent le ciel sur la surface de l’eau.

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pozzi-bastelica-3bisLes animaux domestiques sont omniprésents (du moins en été) : veaux, vaches (et taureau), cochons, cheval, brebis (sur les hauteurs), chien de berger…un vrai bestiaire ! Il n’est pas trop compliqué d’avoir, sur la même photo, un représentant de chaque espèce ! On y trouve aussi quelques oiseaux qui nichent aux alentours, et, la nuit, sangliers et renards. Tout ce petit monde piètine les pelouses en évitant notamment l’envahissement du site par les aulnes ou autre végétation, ce qui a finalement un effet de sauvegarde.

 

En hiver le lieu est couvert de neige, qui regénère l’ensemble, le protège, l’assainise. Au printemps l’eau est omniprésente, au point que les pozzi disparaissent sous l’eau en formant presque un lac débordant de partout (de quoi avoir une idée de ce qu’était le lieu il y a des milliers d’années). C’est finalement cette époque qui a ma préférence, avec encore un peu de neige, beaucoup d’eau, de fleurs…et peu de monde ! Avec l’été et le manque d’eau, certains bassins se couvrent d’herbe aquatique avant de s’assécher. De quoi rendre ce lieu extrémement changeant, varié et vivant. Pour un photographe, on ne peut réver mieux d’un sujet naturel !

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En prenant garde aux endroits spongieux et mouillés, on peut parcourir les pozzi en observant les quelques truites qui s’y cachent. Attention néanmoins à ne pas détériorer le lieu, ne rien jeter dans l’eau. Le versant ouest de la vallée offre 5 minutes plus loin (près de la fontaine de Buona Cena, cote 1815 m sur la carte IGN) un joli promontoire rocheux d’où on domine tout le site des Pozzi de Bastelica qui s’etendent sur plusieurs hectares.

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La ballade le long du site peut se poursuivre vers un petit col et un autre promontoire rocheux au nord d’où on a une vue sur le reste du site, dit “Ecuries de Sampiero” où on trouve encore des pozzi, cette fois plus petites, mais enchassées dans un cirque rocheux fermé par une petite cascade.

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On peut d’ici poursuivre la randonnée vers le Monte Renoso, le lac de Vitalacca, le lac de Bracca, les lacs de Rina…mais c’est une autre histoire !

Il est temps de rebrousser chemin…il faut rejoindre pour cela le premier promontoire d’où on avait observé  le site. On trouve non loin un panneau en bois qui indique le col de Scaldasole, qu’il faut rejoindre. Prendre la direction sud sur le chemin en pierre qui remonte vers la crête pendant un peu moins de 200 m. Il est courant de croiser les troupeaux de brebis sur le versant ouest de la vallée ou la crête. Elles y broutent avant de redescendre vers les bergeries avant la nuit. On atteind alors le col, point le plus haut de la randonnée à 1945 m et sortie du Parc Naturel Regional de la Corse, que l’on va longer sur la crête. La vue sur le village de Bastelica est superbe, avec au loin, le golfe d’Ajaccio.

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Ce secteur exposé au vent et à la végétation très basse peut parfois être envahi de nuages en cours d’après-midi. Il faut ensuite suivre la cligne de crête de Scaldasole vers le sud en suivant le chemin évident tracé et cairné pour atteindre le dernier poteau de la fameuse remontée mécanique hors-service que l’on voit au loin. La marche sans difficulté permet d’admirer notamment la chaine de Punta Capannella, Monte Niello.

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On arrive enfin au poteau où on trouve également un petit abri de bois (côte 1943 m sur la carte IGN). On apercoit alors la station d’Ese en contrebas, toujours le golfe d’Ajaccio et Punta et les deux mamelons agressifs de Punta Mantelluccio et Punta di Forca d’Olmu.

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La descente et le guidage est alors évidents : il suffit de suivre la remontée mécanique jusqu’à la station. On comprend alors l’intérêt de ne pas être passé par là à l’aller ! Attention aux glissades sur les cailloux, privilégier la marche sur le côté du chemin, plus stable et moins dur pour les genoux.

Un dernier coucou aux quelques cochons et vaches qui redescendent sur la station en fin de journée, et direction Ajaccio. La route paraissant plus longue avec la fatigue, je vous conseille un arrêt à Bastelica pour se désaltérer et gouter à la charcuterie, typique de la région, et élaborée avec les porcs croisés plus hauts, pas comme celle vendue en ville ! Le lac de Tolla est également un bon point de chute (embranchement « Tolla » sur la droite, quelques kms après Bastelica) ! Et évidemment…pourquoi ne pas aller faire un plouf à la plage, comme proposé au début ?

Le luxe, je vous dis, le luxe !

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