Archive for January, 2010

Randonnée Corse – Monte Cervellu – Muna

La vallée du Cruzini se situe au nord d’Ajaccio, dans l’intérieur des terres du golfe de Sagone. A l’écart du flux touristique longeant la côte ouest de la Corse et mal desservie par le réseau routier, cette vallée a toujours conservé sa quiétude.

Les petits villages de Rosazia, Rezza, Pastricciola, surgissent çà et là du maquis, ne sortant de leur torpeur qu’en période estivale ou le week-end venu !

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Monte Cervellu domine la vallée du haut de ses 1624 m. Ce sommet offre un très beau belvédère sur la région et les vallées voisines, et notamment son voisin direct, Monte Tretorre, à la forme très caractéristique.

Le parcours est ombragé sur une grande partie. Il n’y a pas de balisage, juste un chemin plus ou moins précis, avec de nombreux carrefours qui peuvent tromper ! Attention à l’orientation !

960 m de dénivelé, 8 kms aller-retour, compter environ 3h pour atteindre le sommet.

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Le départ se situe à Rosazia. Depuis Ajaccio prendre la route de Bastia puis tourner à gauche vers Vero pour rejoindre le col de Tartavelle.

On entre alors dans la vallée du Cruzini, que la route sinueuse permet d’observer. 1km après le pont d’Azzana, prendre à gauche vers Salice et Rosazia. La route est étroite et peu fréquentée, attention aux chiens affalés dans les rues des villages et aux quelques vaches divaguant ! 300 m après le centre de Rosazia, s’arrêter dans le virage à gauche.

Une fois garé, prendre le sentier qui part à gauche. Après 100 m, franchir un pont et laisser le sentier à gauche pour prendre le chemin opposé qui s’ouvre alors.

On traverse une forêt mêlant le maquis et les pins maritimes qui procure une protection bienvenue l’été venu. Il ne faut pas relâcher sa vigilance, car l’endroit est parcouru par plusieurs chemins pouvant induire en erreur. La carte est d’une aide précieuse sur ce parcours, et l’envahissement de la végétation n’aide pas.

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Le chemin serpente sur la face sud de l’arête de Monte Cervellu, et fini par sortir de la forêt pour laisser entrevoir le col de Capizzolu, qui se rapproche.

Arrivé au col on franchi un beau mur de pierre, qui nous fait passer sur le territoire de la commune voisine.

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Le mur de pierre est construit sur la longueur de la crête. Il donne la direction de Monte Cervellu dont la silhouette se détache au loin. Il faut longer ce mur sur sa gauche.

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Arrivé au bout du mur, le sentier reste en lisière de forêt et évite par la gauche un mamelon orné d’une croix. En se retournant on peut observer la côte du golfe de Sagone et le village de Rosazia en contrebas.
Le panorama est déjà très beau, pourvu que la visibilité soit au rendez-vous.

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On arrive alors aux bergeries où l’on trouve également une source. L’endroit est idéal pour une halte avant la montée finale au sommet.

Le chemin se poursuit plus ou moins précisément sur un éboulis instable, qu’il faut parcourir avec prudence pour éviter les glissades, même si la pente n’est pas très raide. Il faut parcourir quelques dizaines de mètres supplémentaires au sommet pour arriver à la vue finale.

Depuis le sommet dégarni de Monte Cervellu, qui se trouve à la limite du Parc Naturel Regional de la Corse, on peut observer la vallée voisine des Deux-Sorru, avec Guagno, Soccia et Poggiolo, avec la chaîne du Cinto, du Rontondo et de Monte D’Oro en toile de fond.

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L’élément le plus caractéristique du paysage et le plus intéressant est le Mont Tretorre, dont la forme au granit poli émerge des pins maritimes à l’est de Monte Cervellu.

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Télécharger le parcours pour IGN Rando

munaDe retour au véhicule, je conseille vivement une escapade au village de Muna, situé 5 kms après Rosazia, au nord.
La petite route qui descend vers le village donne une perspective sur le site. Installé à flanc d’une paroi rocheuse qui le domine de 600 m, le hameau semble figé dans le temps.

On constate assez rapidement que les lieux sont abandonnés. Même si la majorité de la vingtaine de bâtiments qui constituent le village sont encore debout, quelques toitures ont visiblement beaucoup souffert.

Après avoir garé le véhicule sur la route, on peut entrer dans le village à pied en suivant le petit chemin de pierre aménagé en lacets. On peut observer ici quelques très beaux exemples de l’architecture rustique corse, avec ses maisons massives en granit.

Les pourtours des portes et fenêtres gardent les traces de peinture vive. Le chemin de pierre serpente en montant dans le village. Quelques maisons sont visiblement restaurées et habitées, mais le silence n’est pas troublé.

Les pierres polies résonnent encore des cris d’enfant et des discussions des anciens. Tout le village semble avoir été construit pour favoriser la vie en communauté, les entrées des maisons étant encadrées de bancs de pierres invitant à s’asseoir.

On trouve ensuite un ancien moulin et quelques fours à pain. C’est en arrivant sur la petite place du village que l’on aperçoit la plaque commémorative installée sur le mur de l’église.

Comme beaucoup d’autres villages de Corse et de France, Muna paya le prix fort durant la Grande Guerre : 8 membres de la même famille disparurent en 14-18, laissant femmes et enfants et emportant avec eux savoir-faire agricole, mémoire familiale. Un véritable désastre pour un village aussi petit, qui ne s’en relèvera visiblement jamais, la désertification achevant le travail.

Une visite émouvante, pour qui sait lire et écouter les traces du passé…

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Randonnée Corse – Capo Rosso

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La tour de Turghiu fait partie des nombreuses tours génoises que l’on trouve tout au long du littoral de l’Ile de Beauté.
Ces édifices ont été construits à partir du XVI° siècle pour permettre la surveillance de la Mer Méditerranée et l’alerte de l’ensemble de la population de l’ile.

Grace à des signaux de feux et fumées et à un placement judicieux de ces 85 tours, l’ile pouvait etre avertie en quelques heures de l’arrivée d’envahisseurs sur ses rivages. Aujourd’hui 67 d’entres elles sont encore debout, grace notamment à un programme de restauration.

Capo Rosso marque la frontiere sud du golfe de Porto, sur la côte ouest de la Corse. Ce promontoire conique de granit rose surplombe la mer de 330 m, vigie idéale où est installée la tour génoise. Cette randonnée propose de rejoindre la tour de Turghiu pour aller y admirer le point de vue exceptionnel dont pouvaient profiter ses gardes.

Le parcours est simple et relativement facile, pourvu que la chaleur ne soit pas trop prononcée. La maquis n’offre en effet que très peu d’ombre pour se protéger. Aussi est-il préférable, comme pour les autres ballades le long du littoral, de choisir le printemps ou l’automne. Ne pas négliger l’emport d’eau.

560 m de dénivelé et 7 kms en tout, compter 3h30 pour l’aller-retour.

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Le point de départ se situe au lieu-dit Guardiola. Rejoindre le village de Piana, à 70 kms au nord d’Ajaccio. Arrivé au village, prendre la D824 au niveau de la place de l’église, vers Arone et la plage de Ficaghiola. La route “survole” le golfe de Porto de 400m et annonce déjà le spectacle ! On arrive à un petit parking en terre avec une buvette.

On distingue dès le départ la topographie et le but à atteindre : au loin le profil agressif de Capo Rosso coiffé de sa tour se détache sur le bleu de la mer. Le chemin trace à travers le maquis plus ou moins dégarni.

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Le sentier caillouteux débute au fond du parking. Il se dirige vers l’ouest sur la face sud de Capo Rosso, en descend progressivement. Le profil de la randonnée est particulier mais typique des sentiers de bords de mer : la Corse étant “une montagne dans la mer”, il n’est pas rare de débuter les randonnées littorales par une descente.

Dans notre cas, la descente va se prolonger pendant 2,5 kms et 250 m, puis remonter de 270 m sur 1 km. Autant dire que la dernière montée est particulièrement éprouvante !

Le paysage du golfe de Porto est caché par l’arête nord de Capo Rosso, aussi le regard se porte-il plus volontiers vers le sud.

Au premier plan, les eaux turquoises offrent un lieu idéal de mouillage pour les plaisanciers. Les bateaux présents semblent léviter au-dessus de la surface de l’eau cristalline. Les alentours sont sauvages, peu ou pas de constructions. Le vent irrise la surface protégée du golfe tandis que les courants dessinent leurs arabesques sur la surface de l’eau. On perçoit le changement progressif de la teinte du granit de la côte, passant du gris au rose caractéristique du golfe de Porto. Le maquis au vert sombre recouvre le relief hostile de la côte, peux d’endroits permettent l’accostage. Punta a i Tuselli cache la très belle plage d’Arone. Au loin apparait la tour voisine d’Orchinu, se détachant sur la crête de son cap. On comprend alors la logique d’implantation des tours les unes par rapports aux autres, chacune restant en vue de ses soeurs au sud et au nord.

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Pendant la descente on entre à nouveau dans le Parc Naturel Regional de la Corse. On prendra soin de refermer les barrières franchies.

On débouche bientôt sur une petite clairière où est installée une petite bergerie qui a été restaurée ces dernières années. Juste à coté on trouve une aire de battage à blé. Les environs dégarnis gardent les traces d’exploitation agricole, quelques vaches paissent tranquillement.

C’est le moment de faire une pause avant d’attaquer le plus dur de la randonnée, la monté finale à la tour.
Sur la photo suivante on distingue bien le chemin montant jusqu’au sommet :

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capo-rosso-5On passe sous quelques arbres avant de quitter le maquis et d’attaquer le granit de Capo Rosso. La tour disparait derrière le sommet.

La montée à 30% est rude, et tire sur les mollets. Elle peut etre difficile sous le soleil et la chaleur.

On suit ce qui semble etre le lieu d’écoulement des eaux de pluies, en s’aidant des pierres plates présentes ici et là.

Un coup d’oeil en arrière permet de mesurer le travail déjà accompli et d’accompagner du regard les quelques oiseaux marins profitant du relief et de la brise maritime pour planer et narguer les rampants.

Les cairns annoncent l’arrivée à mesure que l’on se rapproche du sommet. La végétation se fait plus rare sur le granit.

On a l’impression de monter sur le dos d’un monstre de pierre. Le panorama sur la mer est impressionnant.
Le chemin oblique un peu vers la doite et on aperçoit finalement la tour qui se détache sur le ciel :

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De forme cylindrique, sa structure massive semble surgir du granit en se fondant avec harmonie dans le paysage.
Il faut à cet endroit etre particulièrement vigilant, notamment avec les enfants en ne les laissant pas partir devant en courant : les abords de la tour sont dangereux, car non protégés par des barrières. C’est en arrivant au pied de la tour que la récompense des efforts accomplis apparait alors aux yeux.

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L’à-pic est impressionnant : la tour est construite à 4 ou 5 m de la falaise verticale, et un vide digne de la Tour Eiffel nous sépare de la surface de l’eau en contrebas. Il n’est pas conseillé aux personnes sujettes au vertige de trop s’approcher ! On domine Capu Rossu et on distingue bien le chemin que nous avons emprunté à l’aller.

On peut observer le versant nord du cap dont le découpage abrupt contraste avec le versant sud que l’on a parcouru, comme si le cap avait été coupé en deux sur sa longueur. L’ensemble du golfe de Porto s’etale sous nous yeux avec, tout au fond, la tour carrée de Porto dominée par Capu d’Ortu. Au nord apparaissent Capu Seninu et la presqu-ile de la Réserve de Scandola.

Un escalier de pierre permet de rentrer dans la tour. La salle de repos comporte une fenêtre donnant vers l’est et Porto, une grande cheminée et un escalier montant vers le sommet de la tour. On emprunte l’étroit escalier de pierre aux marches hautes.

On arrive alors à la terrasse de la tour, entouré d’un petit parapet où on peut s’asseoir. De là-haut le panorama à 360°, et il est difficile d’imaginer un intrus echapper à la vigilance des gardes ! La tour de Turghiu est l’une des plus hautes et les plus à l’ouest du littoral Corse. Elle devait constituer à l’époque une place stratégique de choix. Attention au retour en réempruntant l’escalier de bien réhabituer ses yeux à l’obscurité, au risque de rater une des hautes marches !

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Un petit chemin partant vers le sud permet (avec un peu d’escalade) de rejoindre le mamelon rocheux défiant la tour à 100 m au sud-est.

De là-bas le point de vue permet d’admirer la tour et le paysage alentour et de se rendre compte de l’aplomb vertigineux sur lequel elle est construite.

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Le retour se fait par le même chemin.

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Randonnée Corse – Phare de Senetosa

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Cette randonnée permet de longer le rivage sartenais à la découverte de plages secrètes et paradisiaques. Elle consiste à rejoindre par le sentier littoral le phare et la tour génoise de Senetosa depuis Tizzano. Le chemin est facile et évident. Des enfants ne rechignant pas à marcher peuvent etre emmenés. La principale difficulté tient à la chaleur. Il ne faut pas oublier d’emporter suffisamment d’eau, le chemin n’est pas ombragé et ne comporte pas de point d’eau.

12 kms aller-retour et 240 m de dénivelé en tout. Compter 1h45 pour atteindre la tour de Senetosa.

Le point de départ est à 14 kms au sud-ouest de Sartène. A la sortie de Sartène, prendre à droite la D48 vers Tizzano au niveau de Bocca Albitrina. Arrivé à Tizzano, continuer sur la droite le long de la côte pour atteindre le petit port. Continuer sur le chemin en terre jusqu’au lieu-dit de Barcaju où s’arrête la piste.

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On découvre alors tout de suite une première très jolie plage à Cala di Barcaju. C’est un prélude à ce que l’on va découvrir tout au long du chemin, avec pas moins de 4 plages différentes !

Il est conseillé de faire cette balade au printemps (avril-mai), l’endroit est alors désert, le maquis en fleur et la température encore clémente (mais l’eau encore un peu fraiche !). La plage a des allures de paradis par la translucidité et le calme de ses eaux. Le bleu turquoise répond au vert émeraude du maquis alentour.

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Le chemin évident traçe à travers le maquis. C’est l’occasion d’observer la végétation thermo-méditerranéenne : lentisque, calycotome, ciste, genévrier, asphodèle embaument l’atmosphère de leur parfum entêtant.

On reconnait la Corse les yeux fermés, c’est bien connu ! Les arbustes sont sculptés par le vent et il est préférable de porter un pantalon pour eviter les griffures !

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Un kilomètre plus loin on atteint Cala di Murta Spana. Une plage très peu fréquentée car peu attrayante pour le phoque et le plaisancier mais qui permet d’observer la végétation poussant sur le sable.

On découvre à quoi ressemble une plage lorsqu’elle n’a pas été piétinée par l’homme : petites fleurs et plantes grasses couvrent le sable en colonisant progressivement le littoral, accueillant une véritable jungle d’insectes, araignées, punaises, coccinelles et autres abeilles…

Sur une grande partie des plages de Corse, les abords sont extrèmement piétinés ou rongés par le béton, les forêts littorales abattues, les véhicules tout-terrains y circulent en toute impunité.
Encore 1 km plus loin apparait une autre petite plage sans nom qui invite à la pause sous un pin. C’est le souci de cette balade : finalement tous les endroits donnent envie de s’y arrêter !

Le chemin s’oriente vers le nord et monte à travers le maquis. Un petit dénivelé de 45 m permet d’arriver à un petit col offrant une jolie vue sur le reste de la randonnée. On distingue au loin le phare et la tour de Senetosa et le découpage tourmenté du littoral sartenais.

La descente à travers le maquis aboutit finalement sur la plage de Cala Longa aux allures de lagon : l’endroit, enchassé dans la côte est très protégé, la plage au sable blanc et fin et à la pente douce donne des teintes turquoises à l’eau limpide. Un lieu secret aux allures de paradis perdu. Difficile de résister à la vue, même si l’endroit est embaumé par l’odeur de décomposition du tapis de posidonies echouées sur le bord !

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On continue malgré la tentation le chemin à travers le maquis et on atteint Cala di Tivella après 4 kms. Le sable est ici plus grossier, mais la plage n’en est pas moins superbe, malgré les quelques détritus amenés par la mer.

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Il reste à rejoindre le très beau phare de Senetosa avec sa construction caractéristique à deux tours séparées par un bâtiment blanc.

La tour nord porte la lumière tandis que la tour sud porte un panneau permettant à la lumière du phare de passer au rouge en le voyant du sud.

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Il faut revenir sur ses pas pour rejoindre le chemin montant à la tour génoise qui surplombe le phare. Un petit dénivelé de 60 m est nécessaire pour atteindre la tour installée sur un chaos granitique rempli de Tafoni (blocs de granit sculptés par l’érosion).

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On peut accéder à l’intérieur de la tour par l’intermédiaire d’une échelle en fer qu’on gravit si on a pas le vertige !
On arrive au premier étage de la tour, ou l’on trouve la pièce circulaire caractéristique et sa cheminée. Un escalier en pierre permet de monter au sommet de la tour.

La vue à 360° embrasse l’ensemble du littoral sartenais au nord et au sud (avec la Sardaigne si la visibilité le permet). Aucune construction à l’horizon, mis à part quelques vestiges génois annexes à la tour…

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La richesse du littoral Corse se trouve dans son authenticité et sa préservation. Contrairement à de nombreuses autres îles de la Méditerranée corrompues et ravagées par le bétonnage outrancier, l’Ile de Beauté a réussi par la volonté et la vigilance de ses habitants à conserver intacte une grande partie de son littoral.

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