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Randonnée Corse – Cargèse Tour d’Omigna

La tour d’Omigna est l’une des nombreuses tours génoises surveillant le littoral de l’Ile de Beauté. Si certaines d’entre elles ont subi les outrages du temps ou de l’histoire, celle d’Omigna est encore bien conservée et a l’avantage d’être très accessible.

Cette randonnée tient plus de la ballade familiale que de l’expédition…le parcours longe tranquillement la pointe d’Omigna jusqu’à atteindre la tour. Une ballade qui peut agrémenter une fin de journée quand le soleil commence à tomber…attention à la chaleur sur le parcours, même si le vent rafraichit un peu, l’ombre y est rare. Une excursion que l’on réservera donc plutôt pour les jours de vent en été ou hors saison.

A peu près 3 kms aller-retour et 160 m de dénivelé en dents de scie sur un large chemin, compter 2 h aller-retour…rien de très méchant !

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La pointe d’Omigna est une avancée étroite dans la mer sur la côte ouest de la Corse. Elle forme avec la pointe d’Orchinu et la pointe de Cargèse le trio fermant le golfe de Sagone au nord.

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On rejoint le point de départ de la ballade après la plage de Peru, au nord de Cargèse. Arrivé au “pseudo rond-point” sur les hauteurs de Cargèse, descendre vers le plage de Peru. Continuer tout droit puis 1.6 kms après le départ, prendre à gauche la rue qui continue à longer les propriétés bordant la plage (la tour d’Omigna est indiquée). On arrive au bout du sentier devant une grille verte où il faut garer le véhicule.

On franchit la barrière en la referment derrière soi (présence de bétail). La piste est carossable, évidente et large. Les premiers mètres permettent d’avoir déjà une belle vue sur la plage de Peru au sud et une partie du village de Cargèse installé sur la crête.

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Il faut longer la piste à travers le maquis. La tour d’Omigna est bien visible, au loin. On passe devant une ancienne bergerie ou on peut couper en prenant le petit sentier à gauche qui rejoind la piste un peu plus loin. Il n’est pas rare d’y croiser quelques vaches placides.

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Il faut continuer sur la piste on ignorant un ou deux chemins partant sur la gauche avant d’arriver devant la grille permettant d’accéder à la petite station d’épuration. Prendre le chemin la contournant sur la gauche et pursuivant à travers le maquis. On arrive alors à l’endroit où la pointe est la plus étroite. Elle ne fait ici que 200 m de large et permet de découvrir le golfe de Chiuni avec la plage du même nom au fond, et la pointe d’Orchinu avec sa tour curieusement placée à mi-parcours. La pointe d’Orchinu a un relief plus prononçé que celle d’omigna et sa côte est cernée de rochers abrupts.

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On passe encore une barrière en traversant un paysage très méditerranéen, fait de buissons bas et parfois piquants ! Le reste du parcours est vraiment facile.

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Les environs de la tour sont dépourvus de végétation. L’arrivée à la tour permet de découvrir quelques énormes blocs circulaires de granit.

Si le lieu parait aujourd’hui paisible, il fut le théâtre d’un épisode dramatique de l’histoire de Cargèse, puisque ce fut ici en 1732 que les expatriés Grecs durent se réfugier, chassés de Paomia par les Corses. D’ici ils rejoindront Ajaccio avant de revenir plus de 40 ans plus tard fonder Cargèse. Une petite introduction physique et culturelle avant de découvrir le village grecque et ses célèbres églises !

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Randonnée Corse – Capo Rosso

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La tour de Turghiu fait partie des nombreuses tours génoises que l’on trouve tout au long du littoral de l’Ile de Beauté.
Ces édifices ont été construits à partir du XVI° siècle pour permettre la surveillance de la Mer Méditerranée et l’alerte de l’ensemble de la population de l’ile.

Grace à des signaux de feux et fumées et à un placement judicieux de ces 85 tours, l’ile pouvait etre avertie en quelques heures de l’arrivée d’envahisseurs sur ses rivages. Aujourd’hui 67 d’entres elles sont encore debout, grace notamment à un programme de restauration.

Capo Rosso marque la frontiere sud du golfe de Porto, sur la côte ouest de la Corse. Ce promontoire conique de granit rose surplombe la mer de 330 m, vigie idéale où est installée la tour génoise. Cette randonnée propose de rejoindre la tour de Turghiu pour aller y admirer le point de vue exceptionnel dont pouvaient profiter ses gardes.

Le parcours est simple et relativement facile, pourvu que la chaleur ne soit pas trop prononcée. La maquis n’offre en effet que très peu d’ombre pour se protéger. Aussi est-il préférable, comme pour les autres ballades le long du littoral, de choisir le printemps ou l’automne. Ne pas négliger l’emport d’eau.

560 m de dénivelé et 7 kms en tout, compter 3h30 pour l’aller-retour.

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Le point de départ se situe au lieu-dit Guardiola. Rejoindre le village de Piana, à 70 kms au nord d’Ajaccio. Arrivé au village, prendre la D824 au niveau de la place de l’église, vers Arone et la plage de Ficaghiola. La route “survole” le golfe de Porto de 400m et annonce déjà le spectacle ! On arrive à un petit parking en terre avec une buvette.

On distingue dès le départ la topographie et le but à atteindre : au loin le profil agressif de Capo Rosso coiffé de sa tour se détache sur le bleu de la mer. Le chemin trace à travers le maquis plus ou moins dégarni.

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Le sentier caillouteux débute au fond du parking. Il se dirige vers l’ouest sur la face sud de Capo Rosso, en descend progressivement. Le profil de la randonnée est particulier mais typique des sentiers de bords de mer : la Corse étant “une montagne dans la mer”, il n’est pas rare de débuter les randonnées littorales par une descente.

Dans notre cas, la descente va se prolonger pendant 2,5 kms et 250 m, puis remonter de 270 m sur 1 km. Autant dire que la dernière montée est particulièrement éprouvante !

Le paysage du golfe de Porto est caché par l’arête nord de Capo Rosso, aussi le regard se porte-il plus volontiers vers le sud.

Au premier plan, les eaux turquoises offrent un lieu idéal de mouillage pour les plaisanciers. Les bateaux présents semblent léviter au-dessus de la surface de l’eau cristalline. Les alentours sont sauvages, peu ou pas de constructions. Le vent irrise la surface protégée du golfe tandis que les courants dessinent leurs arabesques sur la surface de l’eau. On perçoit le changement progressif de la teinte du granit de la côte, passant du gris au rose caractéristique du golfe de Porto. Le maquis au vert sombre recouvre le relief hostile de la côte, peux d’endroits permettent l’accostage. Punta a i Tuselli cache la très belle plage d’Arone. Au loin apparait la tour voisine d’Orchinu, se détachant sur la crête de son cap. On comprend alors la logique d’implantation des tours les unes par rapports aux autres, chacune restant en vue de ses soeurs au sud et au nord.

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Pendant la descente on entre à nouveau dans le Parc Naturel Regional de la Corse. On prendra soin de refermer les barrières franchies.

On débouche bientôt sur une petite clairière où est installée une petite bergerie qui a été restaurée ces dernières années. Juste à coté on trouve une aire de battage à blé. Les environs dégarnis gardent les traces d’exploitation agricole, quelques vaches paissent tranquillement.

C’est le moment de faire une pause avant d’attaquer le plus dur de la randonnée, la monté finale à la tour.
Sur la photo suivante on distingue bien le chemin montant jusqu’au sommet :

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capo-rosso-5On passe sous quelques arbres avant de quitter le maquis et d’attaquer le granit de Capo Rosso. La tour disparait derrière le sommet.

La montée à 30% est rude, et tire sur les mollets. Elle peut etre difficile sous le soleil et la chaleur.

On suit ce qui semble etre le lieu d’écoulement des eaux de pluies, en s’aidant des pierres plates présentes ici et là.

Un coup d’oeil en arrière permet de mesurer le travail déjà accompli et d’accompagner du regard les quelques oiseaux marins profitant du relief et de la brise maritime pour planer et narguer les rampants.

Les cairns annoncent l’arrivée à mesure que l’on se rapproche du sommet. La végétation se fait plus rare sur le granit.

On a l’impression de monter sur le dos d’un monstre de pierre. Le panorama sur la mer est impressionnant.
Le chemin oblique un peu vers la doite et on aperçoit finalement la tour qui se détache sur le ciel :

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De forme cylindrique, sa structure massive semble surgir du granit en se fondant avec harmonie dans le paysage.
Il faut à cet endroit etre particulièrement vigilant, notamment avec les enfants en ne les laissant pas partir devant en courant : les abords de la tour sont dangereux, car non protégés par des barrières. C’est en arrivant au pied de la tour que la récompense des efforts accomplis apparait alors aux yeux.

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L’à-pic est impressionnant : la tour est construite à 4 ou 5 m de la falaise verticale, et un vide digne de la Tour Eiffel nous sépare de la surface de l’eau en contrebas. Il n’est pas conseillé aux personnes sujettes au vertige de trop s’approcher ! On domine Capu Rossu et on distingue bien le chemin que nous avons emprunté à l’aller.

On peut observer le versant nord du cap dont le découpage abrupt contraste avec le versant sud que l’on a parcouru, comme si le cap avait été coupé en deux sur sa longueur. L’ensemble du golfe de Porto s’etale sous nous yeux avec, tout au fond, la tour carrée de Porto dominée par Capu d’Ortu. Au nord apparaissent Capu Seninu et la presqu-ile de la Réserve de Scandola.

Un escalier de pierre permet de rentrer dans la tour. La salle de repos comporte une fenêtre donnant vers l’est et Porto, une grande cheminée et un escalier montant vers le sommet de la tour. On emprunte l’étroit escalier de pierre aux marches hautes.

On arrive alors à la terrasse de la tour, entouré d’un petit parapet où on peut s’asseoir. De là-haut le panorama à 360°, et il est difficile d’imaginer un intrus echapper à la vigilance des gardes ! La tour de Turghiu est l’une des plus hautes et les plus à l’ouest du littoral Corse. Elle devait constituer à l’époque une place stratégique de choix. Attention au retour en réempruntant l’escalier de bien réhabituer ses yeux à l’obscurité, au risque de rater une des hautes marches !

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Un petit chemin partant vers le sud permet (avec un peu d’escalade) de rejoindre le mamelon rocheux défiant la tour à 100 m au sud-est.

De là-bas le point de vue permet d’admirer la tour et le paysage alentour et de se rendre compte de l’aplomb vertigineux sur lequel elle est construite.

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Le retour se fait par le même chemin.

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Randonnée Corse – Le facteur de Girolata

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Le village de Girolata est situé en Corse du Sud, sur la côte ouest de l’Ile de Beauté.
Installé dans un golfe relativement protégé des assauts maritimes et barbaresques, le site du village a été pendant longtemps une place stratégique intéressante, au point d’y voir construire une tour au XVI° siècle et d’être occupé par le pirate Barbe-Rousse en personne !

Au XIX° siècle, des bergers s’y installent et développent progressivement, avec l’élevage, la culture du blé et de la vigne. Une école y voit même le jour pendant l’entre-deux guerres jusqu’à ce que le village soit progressivement déserté, comme d’autres, dans les années 60. Aujourd’hui y subsistent principalement l’activité touristique et les résidences secondaires.

Perdu entre Porto et la Réserve de Scandola, Girolata a toujours été isolé sur sa propre île : le hameau n’est en effet accessible que depuis la mer ou depuis un sentier.

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La mer étant parfois démontée, la continuité du courrier ne pouvait être assurée qu’à pied, en suivant le chemin du littoral.

C’est ce sentier que je vous propose de parcourir, sur les pas du célèbre facteur de Girolata, Mr Guy Ceccaldi, dont on voit ici un portrait réalisé par Jean-Antoine Mambrini.

Le postier de Girolata, présenté de nombreuses fois à la télévision, a parcouru ce sentier pendant près de nombreuses années jusqu’à prendre une retraite bien méritée en 2006.

Longer ce chemin pourra donner une idée de la performance athlétique quotidienne du postier de Girolata : 10 kms aller-retour et 500 m de dénivelé au total.

C’est aussi une manière originale de découvrir ce site que les “hordes” de touristes envahissent par la mer !

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Le sentier débute au col de Croce, sur la D424 en direction de Calvi juste après le village d’Osani. Depuis Bastia ou Ajaccio, rejoindre Porto avant d’atteindre Osani. Il est conseillé de partir relativement tôt afin de ne pas débuter la randonnée trop tardivement, la chaleur étant souvent la principale difficulté du parcours. Au mieux, faire une halte à Porto, à l’hotel Kalliste, par exemple !

Je conseille de faire cette excursion hors saison, au printemps ou au début de l’automne, les couleurs n’en étant alors que plus intenses et la chaleur pas trop éprouvante. La randonnée peut être réalisée par des enfants ne rechignant pas à marcher. Un minimum de résistance à la chaleur est préférable.

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Un parking ainsi qu’une buvette ont été aménagées récemment au col de Croce et accueillent les randonneurs. Une table d’orientation permet d’embrasser la beauté du site, avec au loin un panorama sur la partie sud de la réserve de Scandola au granit rouge vermillon. Le maquis étale son tapis vert émeraude jusqu’au bleu outremer de la Méditerranée. C’est une vraie palette de couleurs qui s’offre aux yeux du spectateur.

La randonnée débute (c’est assez rare !) par une longue et agréable descente sur un sentier en terre et ombragé par le maquis arborescent. 800 m après le départ, on croise la fontaine de Spana, asséchée en fin de saison.

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On emprunte ici une variante du chemin de randonnée Tra Mare e Monti. Après 270 m de descente et 2kms (qu’il faudra monter au retour !), on débouche sur la plage de Tuara, déserte la plupart du temps…une halte permet d’observer la face “cachée” de Capu Seninu, bien plus boisée que la face exposée sud !

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Meme si le sable ici n’est pas des plus fins, les lieux sont sauvages et préservés, et invitent au farniente.

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On a le choix ensuite de continuer le long de la côte ou en suivant le Tra Mare e Monti…ce dernier effectuant une ascencion assez éprouvante, il n’est pas conseillé de l’emprunter.
La suite du sentier est donc plus à découvert et permet d’offrir une belle vue sur la plage de Tuara en se retournant. On surplombe la Méditerranée de 100 m, que la roche affleurante fait passer au bleu turquoise.
C’est sur cette partie que la vue est la plus majestueuse, peu d’éléments artificiels viennent entâcher la beauté et la quiétude du site.
Au détour du maquis, le fortin de Girolata apparait enfin sur son mamelon de granit. On arrive enfin après 1h45 (1h après le facteur !) sur la plage de Focaghia où mouillent quelques navires.
Il est temps de visiter le hameau de Girolata et ses bars, son fortin n’étant malheureusement pas ouvert aux curieux !

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Le retour s’effectue par le même chemin. Il convient juste d’être vigilant après la plage de Tuara : on a tendance à prendre le sentier qui longe le littoral sans monter !
Il faut emprunter le chemin qui remonte vers Bocca Croce, le seul dénivelé un peu long du parcours, heureusement couvert par la végétation.

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