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Technique traitement photo Lightroom - “Le ponton”

La photo idéale est celle qui nécessite le moins de retouche possible ! Néanmoins, il arrive que le matériel ne soit pas toujours très bien maitrisé ou trouve rapidement ses limites, ou que les conditions ne soient tout simplement pas les plus optimales.

La photo numérique a ouvert de nombreuses possibilités de retouche, même si celles-ci étaient déjà possibles avec l’argentique, avec plus de difficultés et de matériel ! Voici un petit tutoriel utilisant Adobe Lightroom.

Comme exercice, j’ai choisi un sujet très photogénique et classique, l’un des pontons en bois de la baie de Santa-Ghiulia, près de Porto-Vecchio en Corse.

La composition est symétrique, coupée en deux par le ponton en bois. La photo est prise à hauteur humaine, sur le ponton, ce qui permet de découper horizontalement l’image en trois tiers aux couleurs chatoyantes, le bleu foncé du ciel, le bleu turquoise de l’eau et le jaune pâle du sable.

J’ai choisi en ce jour venteux et pour éviter d’avoir trop de vagues, d’utiliser un flitre gris neutre fonçé B+W106, ce qui a lissé la surface de l’eau et matérialisé le déferlement des vaguelettes. J’ai positionné mon filtre polarisant Cokin devant l’objectif (je ne pouvais pas le visser sur le filtre déjà présent) pour éliminer les reflets parasites de l’eau et renforcer le bleu turquoise des fonds marins. L’appareil est sur pied et expose pendant 2.5 sec à ISO 100 et f/14.

La photo obtenue est plutôt décevante, sous-exposée et avec les bords du filtre polarisant apparaissant en bas !

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Rien n’est perdu, il est toujours possible avec un peu de travail, de tirer quelque chose d’une daube…

Pour traiter les photos j’utilise Adobe Lightroom pour sa facilité d’utilisation, vraiment adaptée au travail du photographe, sans les milliards de possibilités de Photoshop qui noient l’utilisateur habituel et l’eloignent de l’essentiel.

L’ergonomie de la partie “Développement” est bien pensée, avec une logique de travail de haut en bas.

On analyse d’abord rapidement l’histogramme, avant d’attaquer le reste avec les petites tirettes mises à disposition. On se limitera ici aux réglages de base. Comme toujours, point trop n’en faut, il faut résister à la tentation de la “louche en plus” qui rend le cliché indigeste.

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Première chose à rectifier, et qui frappe en premier dans un paysage, c’est l’horizon de travers. Même si certains appareils très performants incluent de base un niveau, il faut savoir utiliser les différents éléments présents dans la composition et les divers photosites du réticule de l’appareil photo pour limiter la casse. Ici les planches du ponton et l’horizon non touché par la côte pouvaient servir à conserver l’aplomb.

En utilisant l’outil de recadrage de Lightroom, on peut remettre d’aplomb la photo et recadrer l’ensemble pour rectifier si besoin la composition. Pour cela, une grille apparait dès que l’on sélectionne l’outil. Il est possible d’afficher d’autres types de grilles, en cliquant sur “o”, avec notamment la composition respectant le Nombre d’Or, la règle des trois-tiers…j’en ai profité pour rogner les morceaux où on voyait les bords du filtre polarisant !

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Deuxième défaut à corriger, l’exposition…

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On corrige ensuite le défaut principal des appareils photo numériques, à savoir le rendu des zones d’ombres, que l’on débouche avec une pointe de “lumière d’appoint” (voir la différence sur la butte à droite de la composition).

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On corrige ensuite le défaut créé par le filtre polarisant, qui a éliminé une grosse partie de la lumière venant de la gauche, noircissant le ciel. Lightroom propose des filtres dégradés sur lequels ont peut modifier l’exposition, la clarté, la saturation…il suffit de positionner le centre du filtre puis de dimensionner le filtre en tirant sur ses bords…une moitié applique l’effet, l’autre assure la transition…simple.

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Le filtre utilisé augmente un peu l’exposition dans le coin gauche supérieur jusqu’à ce que la zone sombre disparaisse.

On s’approche de ce que voit l’oeil en vrai (mis à part la distortion liée à l’objectif).

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Un deuxième filtre dégradé est ajouté en bas pour réchauffer le premier plan sablonneux. Une couleur jaune pale y est affectée. On reproduit ici la technique des peintres paysagistes, qui positionnaient de préférences les teintes chaudes au premier plan et les plus froides au lointain, jouant avec les couleurs pour donner de la profondeur à la composition.

Reste à nettoyer les quelques détails outrageux ou déséquilibrant la scène : le panneau publicitaire sur le ponton qui casse la perspective, la bouée solitaire, l’ombre parasite du poteau à gauche, les graviers sur la plage à droite, les lotissements ravageant la partie nord du golfe de Santa-Ghiulia…dans tous ces cas je n’ai pas de complexe à rectifier sur un cliché ce que j’aimerais voir en réalité. J’utilise le pinceau à clonage de Paint Shop Pro pour cette tâche.

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Afin de donner un peu de punch à l’image, on ajoute un peu de vibrance. A la différence de la saturation, le réglage de la vibrance ne touche pas aux teintes chaudes comme le jaune ou le rouge. Initialement prévu pour éviter de trop saturer les teintes de peaux claires, la vibrance fonctionne bien avec les paysages, accentuant les bleux et verts avec délicatesse. Comme toujours, la retenue est de rigueur pour ne pas rendre la scène irréaliste ou digne des plus vulgaires cartes postales ou set de table !

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Un petit coup d’accentuation permet de rendre la photo nette. On redimensionne la photo pour sa diffusion internet. Attention aux logiciels utilisés pour redimensionner, parfois le calcul effectué n’est pas très optimal et l’effet est désastreux ! Le redimensionnement abouti à chaque fois à une perte en netteté.

Plusieurs méthodes permettent d’accentuer une image. De mon côté j’applique un masque d’accentuation (unsharp mask) avec Paint Shop Pro…pour une image de 800 pixels de large j’applique un masque de 0.5 de rayon et de force 150 (en cas de petits détail comme des branches d’arbres ou de planches de ponton très proches), ou de 1 de rayon et de force 100.

Et voilà…

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Technique photo - le HDR, c’est de la merde !

Pour toutes les personnes débarquant sur Toc2photo.com en ayant chercher “technique de traitement photo HDR” sur leurs moteur de recherche favori, voici un message :

“Pitié…arrêtez le HDR, arrêtez de faire saigner mes yeux et de me faire croire que ces photos sursaturées et sans relief sont belles.”

Rassurez-vous, moi aussi j’ai eu de la merde dans les yeux et j’ai cru que le HDR, c’était trop top ! Ce n’était pas si loin, j’en avais même rédigé un article pour aider les gens dans cette folie !

Le HDR (High Dynamic Range) est utilisé dans les cas de plage dynamique étendue, autrement dit quand la plage de luminance est trop importante, ou encore, qu’il y a trop de “contraste de lumière” dans une scène.

La technique HDR fusionne plusieurs clichés à différentes expositions. Le problème est que le résultat n’est pas toujours à la hauteur des espérances :

- Il faut se taper 3 photos ou plus de la même scène, parfois avec un pied ! Merci pour la perte de temps…

- Essayez de prendre plusieurs expositions d’une scène avec des gens, des véhicules, des branches qui bougent, vous allez rire; pas longtemps.

- Les couleurs ont une fâcheuse tendance à devenir très saturées si on ne fait pas gaffe.

- La photo est constituée de tons moyens sans relief, comme une peinture. Bref, c’est pourri. Dans ce cas, mettez-vous à la peinture ou arrêtez de dire que vous faites de la photographie.

- La mode du HDR produisant des tonnes d’images “venues d’une autre galaxie” a beaucoup lassé.

- Enfin, jamais mon oeil n’a vu une scène réelle comme celle obtenue avec la technique HDR…

J’ai ainsi bousillé nombre de mes clichés en ne gardant que la version HDRisé de mes photos de paysage ! Je m’en mord les doigts aujourd’hui !

Que faire alors quand on est confronté à ce type de situation ?

- Ne pas faire la photo - c’est con, mais çà évite de perdre son temps. Attendre de meilleures conditions ou changer de sujet.

- Travailler avec un fichier RAW, dont la plage dynamique est plus étendue qu’un Jpeg.

- Exposer la photo de telle façon à ne pas avoir trop de zones “brulées” (en sous-exposant par exemple, ou avec un filtre dégradé gris).

- Utiliser Adobe Lightroom (curseur lumière d’appoint) pour déboucher les ombres (en y allant mollo avec les tirettes SVP !) et en utilisant la fonction filtre dégradé gris ici et là.

Les résultats obtenus en sont devenus bien meilleurs depuis, et je n’ai plus jamais refait de HDR…

Que le HDR meurt de sa belle mort (comme le filtre dégradé tabac notamment) et qu’on en entende plus parler…pitié !

En espérant que cela vous aura servi…tenez, prenez çà (et encore, celui-ci est gentil !).

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Technique photo - connaitre son objectif

L’apprentissage de la photographie passe (entre autres) par la connaissance de son matériel. J’ai toujours privilégié mon attention sur mes objectifs. Le boitier est un matériel figé sur lequel on paramètre deux éléments fondamentaux du triangle photographique de l’exposition : sensibilité - vitesse d’obturation - diaphragmme. Néanmoins il ne reste qu’un réceptacle de la lumière filtrée par l’objectif. L’argentique mettait en ligne de compte la qualité des pellicules. Aujourd’hui la course aux pixels est sans fin avec un but essentiellement marketing.

L’objectif, quant à lui, qu’il soit à focale fixe ou variable (zoom) est constitué d’une ou plusieurs lentilles qui, par leur nature et leur défauts altérent plus ou moins la quantité de lumière, sa qualité et sa perception finale par le capteur : en jouant avec le diaphragmme on joue avec les subtilités physiques de la lumière, et on se confronte entre autres aux phénomènes de diffraction, de distortion, de déformation, d’aberration chromatique, de vignettage, de longueur focale, de profondeur de champ.

Connaitre toutes les conditions optimales qui permettent d’obtenir le meilleur de son matériel (quand celui-ci n’est pas forcément le plus cher, et donc le meilleur quelques soient les conditions !) est primordial à l’obtention d’une photographie de bonne qualité. Ceci peut prendre beaucoup de temps, par la multiplicité des possibilités et des variations des conditions de lumière, surtout quand on a plusieurs objectifs et pas de banc de test.

Un site internet m’a été d’un grand secours dans cet apprentissage. Certains résultats n’étaient pas toujours à la hauteur de mes attentes : on s’incrimine bien rapidement comme incapable de faire une bonne photographie  ou on rejette la faute sur son matériel. La méconnaissance est bien souvent la cause principale. Le site SLRgear.com est ma référence actuelle pour répondre à ces questions. Il propose une batterie de tests complets sur de nombreux objectifs disponbiles sur le marché. Il m’a permis d’établir pour mes objectifs quelques régles simples d’utilisation, des plages de fonctionnement où je peux espérer tirer le meilleur de mes cailloux…

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Outre le descriptif détaillé de l’objectif, on trouve des schémas interactifs très intéressants, représentant notamment l’aberration chromatique, le vignettage et la distorsion constatée en labo en fonction de la longueur focale (dans le cas d’un zoom). Un autre graphique concernant le “blur index”, présente la cartographie 3D du “flouté” constaté de l’objectif  sur la surface du capteur, en fonction cette fois-ci de la longueur focale et de l’ouverture. En gros, plus la surface présentée est haute et rouge, moins bon c’est !

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Sur mon objectif Sigma 10-20 mm f4-5.6 par exemple, il m’a permis de constater que je devais travailler essentiellement au-dessus de 12 mm (pour avoir le grand angle tout en évitant la très forte distorsion en dessous de 12 mm) avec une ouverture autour de f8. Charge à moi ensuite de jouer sur la sensibilité et la vitesse d’ouverture de mon boitier pour obtenir la meilleure photographie. En appliquant ces principes simples, la qualité de mes photographie s’en est grandement ressenti.

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Enfin, on trouve l’avis des utilisateurs et les notes, qui par leurs expériences plus ou moins heureuses, permettent de donner une impression générale mais souvent pertinente de la qualité d’un objectif…histoire de ne pas pas acquérir le dernier oeil de borgne à la mode !

En espérant que ce site vous apportera autant qu’il m’a apporté…en meme temps, si vous avez tous des objectifs série L et consorts, je peux rien pour vous, bande de nantis !

Merci à Loic Colonna Photocorsica.com de m’avoir fait décourvir ce site !

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